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vendredi 5 janvier 2018

En Plein Ciel

Auteur : Kodi Scheer
Edition : Amazon Crossing
Nombre de pages : 268

Résumé : « J'avais un secret : je voulais quitter ce monde d'une manière spectaculaire. Plus précisément, en sautant de la tour Eiffel. »
Paris, été 1999, quatre jeunes Américaines se lancent dans une partie « d’Action ou Vérité » qui flirte avec la mort…
Depuis le décès de son frère adoré, puis la trahison de son amie Kat, la jeune Vanessa Baxter est à la fois abattue, en colère et pleine d’incertitudes quant à son avenir. Le voyage à Paris qu’elles organisent avec leurs camarades, Kiran et Whitney, lui apparaît comme l’occasion parfaite de soigner son mal-être, et de se venger de Kat. Alors que les quatre filles s’embarquent dans une série d'aventures parisiennes, Vanessa lance une partie « d’Action ou Vérité » qui va vite se révéler incontrôlable… Jusqu’à une fin tragique qui continuera à la hanter une fois devenue adulte.



Mon Avis :

Vanessa, le personnage principal est une femme qui souhaite faire de son suicide quelque chose d'assez théâtral, grandiose, afin de se venger d'une de ses amies, ayant copié sur elle pendant les examens d'entrée à l'université, recalant alors cette dernière. Pour cette scène qui se veut spectaculaire, elle décide de sauter de la tour Eiffel afin de traumatiser cette amie en question.
Après nous avons fait la description de cet acte, elle nous décrit ses amies avec qui elle part à Paris, et aucunes caractéristiques ne vont en la faveur de ces adolescentes. Rien ne les lie, elles ne sont pas particulièrement proches, n'ont rien en commun, et je ne comprends pas ce qui les pousse à se fréquenter, je me suis un peu sentie mal à l'aise de savoir qu'elles se fréquentaient sans réellement s'apprécier... Je n'arrive pas à m'imaginer moi-même rester quelques années avec des personnes que je ne m'aime pas, et surtout passer les derniers moments avec elles...
A part cela, les filles sont dépeintes comme des filles de films américains pour adolescents.  Des filles populaires, qui enchainent les rendez-vous, cruches au possible, ce qui fait que je n'ai pu m'identifier à aucune d'entre elles. En bref, je n'étais pas convaincue...

Je pense que ma lecture était très mitigée, j'ai du m'accrocher pour le finir, mais je retenterai de lire des romans de cette auteur à l'occasion. Mais ce récit a quand-même quelques points forts car il aborde des thèmes qui sont souvent tabous même encore aujourd'hui, comme la sexualité des femmes (ici avec des personnes étrangères) et le suicide qui est le thème principal du roman.

lundi 9 octobre 2017

Dans la forêt

Auteur : Jean Hegland
Origine : États-Unis
Date de parution en France : Janvier 2017
Nombre de pages : 304
Maison d'édition : Gallmeister
Traduit par : Josette Chicheportiche
Adaptation au cinéma : Oui

Résumé : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Mon avis : Ce roman est une lecture commune avec mes amies Morgane et Ludivine avec qui j'ai créé un club de lecture, dont le blog va ouvrir tout prochainement. Étant donné qu'elles vont rencontrer l'auteur bientôt, la lecture de ce roman s'est imposée d'elle-même. C'est donc le plaisir de partager un moment avec mes amies que je me suis plongée à cœur perdu dans ce livre.

Mais malheureusement, au départ, ce n'était pas gagné. Raconté de la manière d'un journal intime sans dates ni autres repères chronologiques, le récit ne raconte pas grand chose de particulier au début. Une jeune fille, pas encore majeure, nous raconte que cela fait maintenant quelques mois que les États-Unis vivent l'installation d'une apocalypse lente, avec des maladies, des problèmes financiers, et autres polémiques politique, qui a donné comme résultat la coupure complète de l'électricité, distribution du pétrole, fermeture de commerces pour cause de non ravitaillement, bref, une apocalypse qui s'est installée très lentement sans que personne ne l'est vraiment vu venir. Cette histoire m'intriguait, mais le récit tournant autours de deux jeunes filles m'a paru un peu vide. Du moins au début.

Passé les cinquante premières pages, l'histoire prends une autre tournure. Nous avons des flashbacks plus réguliers sur le monde qu'elles vivaient avant cette période précaire, où l'électricité faisait partie de leur quotidien, leur mode de vie très particulier puisqu'elles étaient scolarisées à la maison, ainsi que l'histoire de la mort de leurs parents. Tout ça m'a entrainé dans un marathon "je ne lâche pas le roman avant d'avoir terminé !", et je n'ai pas été déçue.

On en apprends beaucoup plus sur les deux personnages, leur vie intime, surtout celle de la narratrice, et comment elle vit tout ça.  Elle reflète un véritable personnage, qui peut paraître cruel, mais bien ancré dans le réel. Les émotions qu'elle nous décrit peuvent parfois paraître dures, horribles même, mais on ne peut pas vraiment se dire qu'il pouvait en être autrement, car tout le monde a déjà ressenti ça. L'auteur a écrit les mots qui choquent, mais que tout le monde a déjà pensé au moins une fois dans leur vie, ce qui rend vraiment Nell plus réelle. 

Je peux aussi dire que le roman a certains épisodes choquants, qui risquent de dégoûter le lecteur, mais personnellement, cela m'a paru réel encore une fois, car ces scènes existent, dans notre quotidien, même si  nous ne les vivons pas personnellement.

La survie de ces jeunes filles m'a émue parfois, m'a mise en colère aussi, mais parce que l'humain décrit ici est si réel encore une fois, qu'on sait que c'est possible, et c'est ça qui donne la hargne en lisant le récit. Mais malgré ces passages de haine, j'ai passé un agréable moment aux cotés d'Eva et de Nell, et je pense voir très prochainement le film qui m'a l'air particulièrement intéressant. 



samedi 10 juin 2017

La Passe-Miroir : La Mémoire de Babel

Auteur : Christelle Dabos
Date de parution : 1er Juin 2017
Édition : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 496 pages

Résumé :


Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l'arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s'y rendre sous une fausse identité.
Mon Avis :
Cet avant-dernier tome est encore une fois un chef d’œuvre de notre chère Christelle Dabos.
Ophélie a mûri et a beaucoup appris des menaces du Pôle et des situations dangereuses dans laquelle elle se trouvait régulièrement. Mais cela ne lui a pas empêché de sauter pieds joints et seule sur une Arche inconnue afin de chercher activement son mari disparu depuis quelques années déjà. Après moult rencontres avec des personnages aux caractères bien différents, Ophélie se retrouve à travailler au cœur de l'Arche, dans la mémoire même des Esprits de Famille de Babel, au risque d'être remarqué par les plus hautes autorités qu'Ophélie soupçonne de travailler pour Dieu lui-même.

Christelle Dabos nous entraîne cette fois-ci dans une aventure solitaire, avec son éternelle écriture poétique, et nous fait passer par différentes émotions, souvent dures à gérer. Cette auteur m'a toujours fait rêver, sourire, rire aux éclats, m'a parfois même effrayé, m'a fait pleurer, mais aujourd'hui, dans ce roman, j'ai été frustrée, indignée, tellement que j'ai souvent arrêté ma lecture afin de digérer le fait qu'elle me poignardait en plein cœur. J'ai beaucoup pleuré, de tristesse, de frustration, mais aussi de joie et de soulagement en lisant ce merveilleux tome, mais il m'a épuisé.

Chère Madame Dabos, si un jour par hasard vous me lisez,  prenez votre temps pour vous remettre à écrire. En achetant ce roman, j'avais peur d'être frustrée d'attendre une nouvelle fois de replonger dans votre univers fabuleux, mais aujourd'hui, je peux dire que je ne suis pas du tout pressée de quitter notre Ophélie adorée.

Il y a des romans où on est distant, où on ne peut pas s'accrocher à l'histoire ou aux personnages. Il y a des romans où on est bien distrait par l'histoire, qu'on aime -voir qu'on adore- les personnages, qu'on aime le roman, qu'on a tout aimé de lui parfois même jusqu'au coup de cœur. Et il y a certains romans, rares sont-ils, où nous ne le lisons pas. Nous le vivons, avec une puissance telle qu'on souffre autant que le personnage principal, qu'on pleure lorsqu'on pense que tout s'arrête. Cette saga est de ce dernier type. Je suis amoureuse de ce roman. La deuxième lecture des deux premiers tomes avant celui-ci a renforcé l'impression que j'avais déjà : cette saga est certainement l'une des meilleures que j'ai jamais lue.

dimanche 12 février 2017

The Book of Ivy


Auteur : Amy Engel
Edition : Lumen
Parution : 5 Mars 2015
Nombre de pages : 342
Prise sur mon instagram

Résumé : 

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président.

Mon avis :

Ce livre a fait parlé de lui pendant très longtemps. Pendant mon premier Week-end à 1000 en 2015, il était dans énormément de pile à lire, pour ne pas dire toutes ! Il a une excellente note sur Livraddict, il a des avis positifs PARTOUT, et pourtant, ce livre ne m'attirait pas, mais alors pas du tout. Je me suis dis alors, après quelques temps - presque un an- à le voir partout sur booktube, sur les blogs, et autres clubs de lecture, que s'il faisait l'unanimité comme cela, il valait peut-être le coup d'être lu. Et c'est pourquoi je me suis procurée le roman, en grand format qui plus est, me disant que s'il me décevait, je le brûlerais. (Je ne ferais jamais ça, c'est une blague.) Ce jour-là, était le 16 janvier.... 2016 ! (Merci Livraddict pour les dates d'ajout des livres aha.)

Un an après, quasiment jour pour jour (le 22 janvier 2017), j'ai pris ce livre par hasard pour le Week-end à 1000 (mon Sixième il me semble). Et me voilà absorbé dans cet univers post-apocalyptique qu'est le monde de Book of Ivy.

Ivy est une jeune femme, qui est née dans la mauvaise famille. Pourquoi donc ? Parce qu'elle a pour rôle de tuer l'homme qu'elle va épouser lors du mariage arrangé annuel de leur petite communauté de survivants de l'apocalypse. Si elle était née dans une autre famille, elle serait juste une femme mariée, peut-être battue par son mari, ou aimée d'ailleurs, avec des enfants. Une vie tout à fait normale, dans un monde quasi normal. Sa famille, ainsi que la famille de son futur mari Bishop, sont les familles qui ont créé cette communauté (en gros, c'est un résumé.), et sa famille veut reprendre le pouvoir que celle du mari possède actuellement. (tu suis toujours ?)

Ce qui m'a plu dans ce roman : 
- le rythme. Le roman cadre trois mois de la vie d'Ivy, qui n'a pas vraiment le temps d'apprécier (drôle de mot) sa vie de couple. Elle doit agir vite, bien, et surtout discrètement, ce qu'elle fait à merveille. 
- Le mari. Il est plus réfléchit que je ne le pensais. Il est très altruiste, se montre prévenant, et pas comme n'importe quel blaireau dark et mystérieux présents dans beaucoup de Young Adult (désolée, je ne les aime pas trop trop...)
- Le gouvernement de cette dystopie. Même si la politique dystopique n'est pas trop détaillée, -ce que j'aurai apprécié davantage- on arrive quand même à comprendre pourquoi ils agissent de la sorte, et on aime les détester pour ça.

Ce qui ne m'a pas plu :
- Ivy. IVY. J'ai souvent stoppé ma lecture quelques minutes, afin de pouvoir souffler, lever les yeux au ciel, et lui crier dessus un bon coup "TU NE PEUX PAS RÉFLÉCHIR DEUX MINUTES??"
- La famille d'Ivy. Ils sont très collants, ils mettent énormément de pression sur Ivy, qui est déjà assez perdue pour rien, pas la peine d'en rajouter.

Sinon, j'ai lu le roman en une traite, il était distrayant à souhait, se lit très vite, c'est une histoire très fluide. Ce livre fait parti d'une duologie, mais je pense personnellement que la fin peut se suffire à elle-même. Je verrai si je lis la suite un jour.

samedi 4 février 2017

Un Jour Glacé en Enfer

Auteur : Anne B. Ragde
Edition : 10|18
Parution : 2014
Nombre de pages : 283

Résumé :

Dans un chalet isolé, perdu dans les montagnes norvégiennes, vit un homme rustre et sauvage, entouré de ses chiens. On ne sait ni comment ni pourquoi "elle" est arrivée là, une jeune femme délicate sans nom ni passé. De ce roman érotique se dégage une atmosphère à la fois poétique et singulière. Entre soumission acceptée, animosité ambiguë et jeux sensuels, le rapport de force homme-femme s'installe progressivement, magnifié par la nature hostile du Grand Nord.


Mon avis :

Je n'ai malheureusement pas grand chose à dire sur ce roman. Il m'a intrigué dans un premier temps, de par les paroles de Margaud Liseuse, qui a eu un coup de cœur pour ce livre, qui est d'ailleurs la raison pour laquelle je l'ai acheté. Puis je l'ai entamé. Il m'a absorbé. J'en ai lu la moitié d'une traite, mon amoureux m'en arracha pour aller manger, ç'a été douloureux. J'ai ensuite lu la deuxième moitié en deux fois.

Le livre m'a intrigué. M'a chamboulé. M'a perturbé. M'a ému. M'a torturé, en un sens.

Je n'ai vraiment rien à dire dessus. Juste, lisez-le.

lundi 2 janvier 2017

Un Noël à New-York

Auteur : Anne Perry
Edition : 10/18
Parution : 3 Novembre 2016
Nombre de pages : 158 pages

Résumé : 

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.




Mon avis :

Ce roman est le premier d'Anne Perry que je lis. Cette auteur de thriller connue du monde entier a publié ce roman pour Noël 2016, et comme tout le monde affichait cet ouvrage sur la blogosphère, booktube, et instagram, je me suis dit que c'était un incontournable pour le cold winter challenge, dont je vous parlerai dans un prochain article. Je suis désolée pour cet article très court, je ne sais pas trop quoi dire sur ce roman, j'ai un avis très mitigé, et rien ne veut sortir, donc je m'en excuse d'avance.

Delphinia Cardew doit préparer son mariage à New-York, mais son père est malade. Son amie, Jemina Pitt, fille de deux héros d'une série phare d'Anne Perry, est désignée Chaperon pendant la période de Noël. Arrivées sur place, elles sont plongées dans la vie mondaine de la plus grande ville des Etats-Unis en 1904. Jemina n'est pas issue d'une famille riche, mais elle s'adapte très vite à l'ambiance qui l'entoure.

Le début du roman est assez rythmé, on est d'abord dans le bateau, puis chez les Albrights, la future famille de Phinnie (Delphinia) et on en apprend un peu sur Jemina. Mais la deuxième partie se fait un peu plus longue. On découvre que la mère de Delphinia est décédée, et Jemina Pitt est suspectée. Etant fille de détective, elle va mener l'enquête, et découvrir ce qu'il se passe réellement dans cette famille aristocrate, et les enjeux de ce décès suspect.

Je n'aime pas deviner la fin des romans lorsque je lis, et malheureusement pour celui-ci, j'avais deviné la fin dès qu'on a découvert le corps de la pauvre femme. Cependant, les enjeux étaient très intéressant, cette histoire de famille était bien élaborée, et en soi, le roman était très bien écrit, mais ce manque de suspens m'a un peu gâché du plaisir à ma lecture. J'ai mis quelques jours pour le lire pendant cette période de Noël, mais je n'étais pas vraiment dedans. Je pense que je lierai un autre roman de l'auteur afin de mieux la connaître.

samedi 5 novembre 2016

Pickpocket

Auteur : NAKAMURA Fuminori
Edition : Picquier poche
Parution : 2013
Nombre de pages : 200

Résumé

Il se faufile dans la foule de Tokyo, choisissant soigneusement ses cibles pour ne dévaliser que les plus riches, dérobant les portefeuilles si délicatement que parfois il ne se souvient même pas de l'avoir fait. C'est un homme solitaire, sans attaches comme sans illusions. Jusqu'au jour où il rencontre un enfant - et un chef yakuza qui le prend au piège d'un jeu dangereux et pervers. Le pickpocket va devoir faire appel toutes les ressources de son art pour sauver sa vie, son destin, et peut-être même son âme.


Mon avis

Après avoir passé des heures dans la bibliothèque universitaire, à chercher un ouvrage à prendre pour la monographie que je dois faire en anthropologie, et totalement frustrée du manque de documents, j'ai fini par emprunté Pickpocket.

C'est l'histoire d'un homme qui, comme le titre du roman l'indique, est un voleur à la tire. Cet homme est le narrateur de l'histoire, et on ne connaît ni son nom ni son visage, et ce, tout au long du roman. Cela donne un aspect très proche de lui puisque le récit est à la première personne du singulier, et, en même temps, on ressent cette distance, puisqu'on ne peut pas en apprendre plus sur lui. 

Le récit commence avec le narrateur qui parle de son métier de pickpocket, et exprime son recul par rapport aux vols qu'il commet dans sa vie de tous les jours. Pour ce faire, il nous raconte un peu comment se manifestait la culpabilité lorsqu'il était enfant -ou du moins très jeune- et comment cette vision avait évolué chez lui. Le récit est au présent, et nous donne cette impression que tout se déroule sous nos yeux. Il nous montre comment il "emprunte" les portes-feuilles, nous décrit sa manière de procéder, tout ça mêlé à des actions quotidiennes, comme : "Pris d'un léger mal de tête, je m'abandonne aux soubresauts du train. Je suis dans le train en direction de Haneda [...]" (Chapitre 2). Ces descriptions d'actions banales nous posent une certaine ambiance qui me plaît beaucoup.

J'ai trouvé le narrateur très solitaire. Il n'a pas d'amis, bien qu'il nous parle souvent de deux personnages que nous ne voyons pas dans le roman. Le peu de japonais qui lui adressent la parole ne l'appellent même pas par son nom, et il garde une certaine distance avec eux dans sa façon d'agir. L'auteur nous dresse le portrait d'un homme qui a toujours été seul, qui a appris à se débrouiller seul, et qui mourra sûrement seul. Mais cet aspect est un peu erroné. Après avoir entamé quelques chapitres, le personnage principal fait une rencontre particulière qui va changer sa vie. Il va croiser un petit garçon dans un magasin, qui, obligé par sa mère prostituée, vole afin de survivre. On sent que le narrateur se revoit enfant d'un certain côté, et va vite se mêler de ce qui ne le regarde pas, afin dele protéger.

Ce n'est pas tout de suite, mais il va naître une relation particulière entre cet enfant et lui. Il a l'air d'y tenir bien qu'il essaie d'être distant. C'est un peu comme s'il s'empêchait lui-même d'avoir de la compagnie, malgré l'amour qu'il porte pour cet enfant. Encore une fois, cet enfant n'a pas été nommé par l'auteur, alors que tous les autres personnages possèdent un nom.

Il y a certains flashbacks pas annoncés, au milieu du roman, qui m'ont perdu de temps en temps sur les personnages. Sont-ils présents en cet instant ? L'action se déroule dans le passé ? Le seul indice présent est l'utilisation subite de passé. Ils surviennent un peu par hasard, mais leur place, finalement, est bien réfléchie car nous prévient de ce qui va suivre ensuite, et j'ai trouvé ça très ingénieux.

On découvre que le roman a un aspect sociétal, grâce à la situation du voleur en lui-même mais aussi grâce à la mère de l'enfant sans nom, femme fauchée, forcée par son actuel petit-ami à faire le tapin, mais a aussi un aspect politique, mais je ne vous en dis pas plus.

Ma chronique est très longue par rapport à d'habitude, mais il est vrai que ce roman m'a tenu en halène une petite après-midi, et je l'ai fraîchement en tête. J'ai vraiment réfléchi aux différents aspects de ce roman car je pense m'en servir pour un dossier que je compte faire pour mon cours de littérature moderne et contemporaine.

Une lecture d'actualité sur un Japon qu'on ne connaît pas vraiment, et dont j'ai vraiment apprécié la plume de l'auteur.

«Mais la destruction réelle n'est pas si abstraite que ça, avait-elle dit un jour. La destruction adopte toujours un visage prosaïque. Elle revêt l'aspect d'une banale réalité.»

samedi 22 octobre 2016

Pique-nique à Hanging Rock

Auteur : Joan Lindsay
Publication : 1967 VO / 1977 VF
Maison d'édition : Livre de poche, collection Biblio (2016)
Nombre de pages : 320 pages


Résumé :

14 février 1900, Australie. L’été touche à sa fin. Les jeunes pensionnaires de Mrs Appleyard attendent depuis des mois ce pique-nique annuel, non loin de Hanging Rock. Revêtues de leurs mousselines légères, elles partent dans une voiture tirée par cinq chevaux bais magnifiques. Après le déjeuner, les demoiselles s’assoupissent à l’ombre des arbres. Mais quatre d’entre elles, plus âgées, obtiennent la permission de faire une promenade. Enivrées par cet avant-goût de liberté, elles franchissent un premier ruisseau... puis disparaissent dans les hauteurs. Quand, tard dans la nuit, la voiture regagne le pensionnat, trois jeunes filles manquent à l’appel.
Publié en 1967, magnifiquement adapté au cinéma par Peter Weir en 1975, Pique-nique à Hanging Rock est un récit envoûtant, mystérieux et inoubliable, considéré comme l’un des plus grands romans de la littérature australienne.



Mon avis :

Ouvert pour la première fois en Juin dernier, ce livre m'a transporté au cœur du mystère des collégiennes Australiennes. Elles étaient parties pique-niquer, d'où le nom du roman, au "rocher" le jour de la Saint Valentin. Mais cette journée magnifique de fin d'été, avec ces fortes chaleurs, et de randonnée pédestre a tourné au cauchemar. Trois jeunes jeunes filles de haute famille ainsi que leur maîtresse sont introuvables. Et la voiture rentre au collège bien en retard, inquiétant les autres pensionnées ainsi que la directrice de l'école.

Après que cette intrigue ait été mise en place, la suite tourne autours de la vie au collège après le drame, comment l'ont vécu les jeunes filles de l'internat, les personnes présentes sur les lieux le jour de la disparition, comment la directrice gère cette situation peu ordinaire... Tout cela avec une très jolie plume.

Le roman nous conte en détails les déroulements de l'année qui suit, mais reste très mystérieux, cela laisse du suspens tout au long de l'histoire, tellement que la fin du roman m'a frustré. Un film est sorti peu après le roman, je pense que je regarderai afin de voir s'il existe une fin alternative, car j'avoue être un peu déroutée par celle-ci.


mercredi 12 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers

Tome 1
Auteur : Ramson Riggs
Edition : Bayard Jeunesse
Parution : 2012
Nombre de pages : 432





Résumé :

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle...


Mon avis :

J'ai commencé ce livre lors du dernier week-end à 1000, et j'avoue avoir mis beaucoup de temps à le lire, en raison de la rentrée et des nombreuses choses que j'ai dû faire en septembre.

Ce livre serait parfait pour une Pile à Lire d'Automne, ou pour Halloween plus particulièrement, car les photos à l'intérieur et l'ambiance un peu oppressante du roman m'ont fait faire plusieurs bonds, je l'avoue ! L'atmosphère générale du roman était froide et un peu glauque je trouve, surtout pour un roman que j'ai trouvé au rayon 9-12 ans de ma librairie !

L'histoire commence avec Jacob qui nous décrit sa vie "ordinaire", son petit boulot dans un supermarché, sa vie avec sa famille qui a beaucoup d'argent, ainsi que le peu d'amis qu'il a (voir le SEUL ami qu'il a)... Il m'a paru un peu blasé de la vie, il faisait tout pour se faire licencier, il semblait ne pas forcément faire d'effort pour quoi que ce soit, bref, c'est vrai que je n'appréciais pas forcément son personnage, au premier abord.

Puis il a raconté l'histoire de son grand-père, des contes qu'il lui racontait enfant, avec des monstres, ce pensionnat où il avait vécu pendant la guerre, les étranges pouvoirs qu'avaient les enfants qui cohabitaient  avec lui... Ça a été pour moi le moment le plus intéressant.

Les trois-quarts du roman, on voit ce qu'il arrive au grand-père, Jacob qui cherche ce pensionnat, le travail de recherches avec ces photos étranges, et franchement, j'ai adoré ce passage. Je n'ai pas lâché le roman avant qu'on ne voit Miss Peregrine, c'est pour dire. La dernière partie du roman, c'est la vie dans cette étrange maison, avec ces enfants particuliers, jusqu'à ce que les "monstres" arrivent. Et là, tout va très vite, les péripéties s'enchaînent à une vitesse folle, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'y habituer que c'était fini (et pourtant, j'ai mis plus d'un mois pour le finir !)

Je pense que ce roman est une ouverture, une sorte d'introduction à la série foutrement bien faite. L'ambiance est parfois oppressante, les adversaires sont vraiment monstrueux, et, à ce qu'il paraît, les romans s'assombrissent de plus en plus, et c'est ce qu'il me tarde de découvrir !

J'ai bien aimé ce roman que j'appellerai "un commencement", car pour moi, il manque des choses pour en faire un livre dans son ensemble. Après, je ne pousserai pas le bouchon, c'est un livre vraiment jeunesse, je ne pouvais pas m'attendre à quelque chose de très compliqué non plus, mais c'était vraiment un bon début.

dimanche 9 octobre 2016

La Danseuse

Auteur : Mori Ôgai
Maison d'édition : Édition du Rocher
Parution : 2006
Nombre de pages : 76


Résumé :

«Ce jour-là, j'aperçus, appuyée contre le portail clos de l'église, une jeune fille en train de sangloter d'une voix étouffée. Elle devait avoir seize ou dix-sept ans. Vêtue très proprement, sans trace aucune de saleté, elle portait un fichu qui laissait s'échapper une chevelure d'or pâle. Surprise par le bruit de mes pas, elle se retourna : mais comment décrire son visage sans un pinceau de poète ? Il lui suffit - je ne sais pourquoi - d'un seul regard de ses yeux bleus, limpides, emplis d'une tristesse implorante, de ses yeux à moitié dissimulés sous de longs cils embrumés de larmes, pour pénétrer au plus profond de mon cœur, un cœur pourtant sur ses gardes.»

Mon avis :

J'ai découvert ce roman lorsque ma prof de littérature japonaise (moderne et contemporaine) en a parlé lors d'un cours. Elle vous avait raconté l'histoire dans les grandes lignes et ça m'avait pas mal attiré.

C'est l'histoire d'un japonais étudiant en science politique et droit qui a eu pour mission d'étudier en Allemagne. Après quelques années en Europe, il découvre les pensées occidentales, par le biais des livres qu'il dévore. Il va s'inscrire dans une université littéraire en plus de continuer ses études, et va rencontrer une jeune femme devant une église, qui pleure. Elle lui raconte que son père est décédé, et qu'elle a besoin d'argent pour les funérailles le lendemain, mais qu'elle n'a rien du tout. la solution que sa mère a trouvé était de "vendre" sa femme à un homme qui voulait profiter d'elle. Cet étudiant va l'aider et va tomber amoureux d'elle, perdant toutes ses possessions au fur et à mesure que le temps passe.

Cette histoire m'a beaucoup plu d'abord parce que c'est écrit d'une seule traite, ne laissant aucune longueur inutile, ça allait droit au but et c'est pile ce dont j'avais besoin, étant donné que j'étais en période d'examen. Le personnage principal est attachant, il cherche à tout prix à l'aider, mais il est quelques peu timide, et n'ose pas dire "non" lorsqu'on lui propose quelque chose. Cela fait qu'il va se retrouver dans des situations assez désagréables, et qui va aussi lui gâcher sa vie.

Dans ce roman, on en apprend beaucoup sur la mentalité des japonais de l'époque, on voit leurs objectifs, ainsi que la différence entre les Occidentaux et les Japonais. J'ai beaucoup aimé cette oeuvre, c'était rapide à lire et bien écrit.

Une lecture agréable et rapide.

lundi 15 août 2016

Love so Life ♥

Série complète.
Auteur : Kouchi Kaede
Parution : Septembre 2012
Edition : Delcourt / Akata
Nombres de tomes : 17


Résumé :

Shiharu Nakamura est une orpheline de seize ans qui désire devenir puéricultrice ! Pour réaliser son rêve, elle travaille à mi-temps dans une garderie en plus de ses cours au lycée, jusqu’au jour où Seiji Matsunaga, un client de la crèche, lui propose de devenir la baby-sitter des jumeaux dont il a la garde. Shiharu accepte, ignorant alors que Seiji Matsunaga est une star de la télé…

Mon avis :

J'ai acheté le premier tome lors de sa sortie, le mois de ma rentrée à l'université, il y a maintenant quatre ans. Cette série m'a suivi une bonne partie de mes études supérieures, et je ne regrette pas du tout.

C'est un shôjo, certes, mais quelques peu différent. Pas d'histoire d'amour qui prends toute la narration, juste deux enfants trop choux, et une adolescente qui cherche sa place, qui cherche une famille. Dans cette saga, on a de tout : de la tendresse, avec ces deux petits jumeaux absolument adorables, de l'amitié, une petite dose d'amour, des pleurs aussi. J'aimerai pouvoir dire que cette saga a un défaut, mais ce serait mentir.

Je conseille cette série à tout ceux qui sont tristes, joyeux, en manque de tendresse, qui veulent des enfants, qui sont démotivés par les études, pour tout le monde ! Ce manga est un bol d'air frais qui ferait sourire petits et grands.

J'ai acheté tous les tomes dès leurs sorties, mais j'ai attendu quasiment un an pour lire les trois derniers tomes. Pourquoi ? Je voulais tout relire, redécouvrir cette série, pour la terminer avec tous les détails en têtes, mourir écrasée sous la tendresse et... J'ai bien fait. Ces trois derniers tomes étaient remplis d'émotions, j'ai beaucoup pleuré (oui, je suis une grosse pleureuse pour tout et n'importe quoi) et franchement, je peux le dire, cette série est un énorme COUP DE COEUR. Que dire de plus ? Je ne pense pas que ça serve à grands choses de discuter de l'histoire, 17 tomes, c'est long. Lisez-là, dîtes-moi si vous aimez. Personnellement, les personnages me manquent déjà.

Coup de cœur pour la série la plus mignonne de tous les temps. ♥♥

dimanche 14 août 2016

L-DK

Je fais une mini chronique de la série car je ne lis pas beaucoup en ce moment, je suis désolée de ne pas être très présente sur le blog...

 Tome 1 à 9
Auteur : Watanabe Ayu
Edition : Pika
Parution du premier tome : Janvier 2015


Résumé :

Aoi vit seule dans son appartement et le garçon qui vient d’emménager juste à côté n’est autre que Shûsei Kugayama, le prince du lycée qu’elle déteste depuis qu’il a froidement rejeté les avances de sa meilleure amie. Mais ce n’est que le début de ses soucis puisqu’elle va inonder l’appartement de ce dernier par accident et devoir l’abriter chez elle le temps des travaux. Shûsei prend alors un malin plaisir à la taquiner dès que l’occasion se présente. Aoi se trouve ainsi tiraillée entre son amie, à laquelle elle n’ose pas révéler la situation et son nouveau colocataire, qui se révèle peu à peu bien différent de ce qu’elle imaginait… 

Mon avis :

J'avais commencé cette série à sa sortie en 2015, Cela faisait un moment que je n'avais ni acheter, ni lu de mangas, donc en achetant les tomes 7,8 et 9, j'ai décidé de tout relire afin de tout me remettre en tête.

C'est un shôjo un peu plus adulte que certains mangas pour filles, mais il reste assez classique dans sa narration. Dès le début, on sait pertinemment que si monsieur va habiter chez elle, ils tomberont amoureux et sortiront ensembles. C'est assez évident. Mais, lorsque je lis des shôjos, c'est plus pour me changer les idées, et être dans ce genre d'ambiance, alors cela ne me dérange pas.

Dans cette série, on voit le "prince" du lycée que dans le premier tome, et encore, je n'ai pas vraiment l'impression qu'il fasse si "populaire" que ça, c'est assez mal exploité, et d'un côté, j'en suis heureuse, parce que bon, la fille banale et le prince, on en a assez donné je crois.

Comme shôjo, il ne pète pas trois pattes à un canard, mais c'est une lecture sympathique, qui se lit très vite, qui fait passer un bon moment.

jeudi 28 juillet 2016

Phobos

Auteur : Victor Dixen
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : Juin 2015
Nombre de pages : 433 pages


Résumé :

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Mon avis :

J'ai vu énormément d'avis positifs sur ce roman de Victor Dixen. N'ayant lu que le premier tome de sa réécriture de conte, Animale, je me suis dit que c'était là une bonne occasion de découvrir l'auteur dans un autre registre. Après une bonne pause, quasiment un mois sans lire, je me suis lancée dans cette histoire.

On commence d'abord avec Léonor, qui nous explique ce qu'il va se passer : elle a été entraîné dans le but de partir coloniser Phobos, un satellite naturel de la planète Mars. Dans le vaisseaux appelé Cupido, elle devra rencontrer des garçons de plus ou moins son âge, et décider, la dernière semaine du voyage, qui sera la personne qui passera le reste de sa vie à ses côtés. Jusque là, on s’attend à une histoire fade, juste une suite de rendez-vous de six minutes, qui aboutirait sur une romance un peu niaise sur fond de science-fiction. J'avoue que j'avais beaucoup d'à priori. Mais il y a un "mais". Dès les premiers chapitres, on nous laisse entendre que, de toutes façons, il va y avoir un problème que les candidats ne connaissent pas, et qui risquent compromettre le programme télévisé, ainsi que leurs vies.

Je pense, à mes yeux, qu'on en apprend un peu trop dès le début. On sait déjà où mène le vol dans l'espace, la vie des jeunes astronautes improvisés est en danger, et tout est enregistré, diffusé sur la chaîne télévisée Genesis. J'avais l'impression d'être extérieure au roman. Je n'arrivais pas à me rapprocher de Léonor, et toutes les autres candidates, car je savais que ça irait mal.

 Il y a une autre raison à laquelle je n'arrivais pas à être proche des personnages. tout d'abord, on suit de près Léonor, mais il y a beaucoup d'ellipses de plusieurs semaines, qui fait qu'on ne voit pas son évolution dans ce jeu. Les autres candidates, même si on connaît leur histoire dans les grandes lignes -et encore-, on ne peut pas s'identifier à elles, elles ne sont pas assez évoquées à mon goût. je n'ai aucune d'image d'elles quand je tente d'imaginer les scènes. Elles sont floues, quasiment inexistantes. C'est bien dommage à mon goût.

Pour ce qui est des personnages masculins, j'avoue être déçue. Autant j'étais excitée à l'idée qu'on ne sache pas à quoi ils ressemblent, ni leur personnalité, mais même après les avoir vu, on ne connaît rien d'eux. Ils font leurs lourds-dingues, leurs beaux-gosses pendant les speed-dating, et ensuite, on ne les voit plus. Je n'ai donc aucune attache envers les garçons non plus.

Cependant, j'ai vraiment apprécié qu'on en apprenne un peu sur des personnages secondaires. Par exemple, la fille de Serena, Harmony a beaucoup de potentiel, j'aimerai en connaître beaucoup plus sur elle. Andrew est quelqu'un d'intelligent, attachant, et j'aimerai aussi savoir ce qui va suivre, comment va-t-il réagir à la vérité qui se cache autour de Genesis. Ce sont eux, les personnages que j'ai le plus aimé.

Un roman qui se termine en cliffhanger  insupportable, qui donne envie de lire la suite. Le tome deux m'attends patiemment chez moi, je le commencerai donc la semaine prochaine.

Une lecture agréable malgré tout.

jeudi 30 juin 2016

Le Successeur de pierre

Auteur : Jean-Michel Truong
Edition : Folio SF
Parution : 1999
Prix : Grand Prix de l'Imaginaire 2000
Nombre de pages : 638





Résumé :

La Bulle de Pierre, du nom d'un des douze apôtres, a traversé les siècles sans jamais délivrer son secret. Elle a effrayé les papes et défait les empires. Toutes les puissances ont cherché en elle la source d'un pouvoir absolu. Aucune n'a su décrypter le sens de l'apocryphe. En 2032, à l'heure où la terre souffre du Grand Renfermement, certains repartent en quête du manuscrit. Ils tiennent son message pour l'unique remède aux maux que connaît l'humanité depuis le cataclysme atomique. Des rapports informatiques font état d'un rouleau de papyrus retrouvé en Chine. Le Pacte dépêche ses agents. Le Vatican convoque ses prélats. Calvin a intercepté l'un de ces fichiers, alors qu'il naviguait sur le Web. Sans le savoir, le jeune homme a violé un secret scellé plus de deux mille ans auparavant, en Judée. Sa vie n'a désormais d'autre valeur que celle réservée depuis l'aube des temps aux hérétiques.

Mon avis :

Je ne sais pas vraiment quoi dire sur ce livre. Si vous voulez le lire, lisez-le quand vous êtes posé chez vous, dans un canapé, sans bruit, ou personne pour vous déranger. Je l'ai lu au travail, dans les transports, faisant une pause toutes les 10 pages, je n'ai pas pu me plonger entièrement dedans et pourtant...

Ce livre est un chef d’œuvre. L'auteur a su mêler politique, thriller, religion, informatique, complots et mensonges dans un seul et unique roman, et j'ai tout simplement adoré. De plus, il nous fait réfléchir sur notre société, sur le déroulement de notre passé historique, je l'ai trouvé très philosophique. Je pense qu'il peut être compliqué pour des personnes n'ayant jamais lu de Science-fiction, mais pour ceux qui ont l'habitude, je vous dis de vous lancer sans plus attendre.

L'histoire est très bien ficelée, l'écriture de l'auteur est très entraînante, les personnages sont mystérieux, on veut vraiment aller plus loin, connaître tous les secrets que cache ce roman.

Je ne dirais rien de plus. Je l'aime d'amour.

dimanche 26 juin 2016

Le Collaborateur et autres nouvelles

Auteur : Louis Aragon
Édition : Folio 2€
Parution : 2002
Nombre de pages : 132






Résumé :

Écrites pendant la guerre et publiées clandestinement dans le recueil Servitude et grandeur des Français, ces trois nouvelles donnent la parole à « l'adversaire », qu'il soit un journaliste hostile à la Résistance et aux communistes, réparateur de radios et collaborateur, ou une jeune Allemande qui a suivi les soldats à Paris. Mais les situations changent, les idées évoluent et peu à peu les adversaires basculent dans le camp des alliés...

Mêlant rage et allégresse, gravité et anecdotes légères, Aragon riposte à l'Occupation et participe au combat avec sa plume. Trahison et courage, deux thèmes toujours d'actualité... 



Mon avis :

Je ne sais pas si c'est vraiment un "classique" à proprement parlé, étant donné que seul l'auteur est considéré comme un auteur classique, donc je ne sais pas vraiment si ça rentre vraiment dans mon challenge.

Louis Aragon est un poète français, qui a décidé d'écrire des nouvelles pendant la seconde guerre mondiale. Il y a dans ce petit recueil trois nouvelles très courtes, nous racontant l'histoire de quelques personnages, persuadés que les actions des nazis à cette période là était normale.

Les personnages sont parfois détestables, on sent qu'ils n'ont pas de reculs à propos de ce qu'il se passe autours d'eux, qu'ils ne savent pas vraiment ce qu'impliquent ces déportations, tous ces contrôles par la Gestapo. Parfois les personnages qui collaborent sont français, et donnent un aspect triste au récit. Je n'arrive pas à m'imaginer à leur place, parce que je suis au courant de ce qu'il s'est vraiment passé à cette période là, ce qui rend les collaborations tellement horribles...

Les personnages se rendent compte plus tard de l'erreur qu'ils ont faites, de croire en ce IIIe Reich. On voit leur culpabilité, on voit parfois leur combativité qui naît. On voit la rébellion qui s'encre en eux, et on a l'espoir qu'ils s'en sortent, qu'ils gagnent le combat. Malheureusement, on ne sait pas trop ce qui leur arrive, le récit s'arrête souvent à leur prise de conscience.

Les nouvelles sont très bien écrites, on sent bien la patte d'un poète : les descriptions des paysages sont plutôt longues pour des récits aussi courts, mais c'est si joliment dit qu'on s'imagine bien ce qui entoure les personnages.

On voit bien que l'auteur est un génie. Il a écrit ces nouvelles sans les relire, tant il détestait cette époque guerrière, faite de trahisons, et de meurtres... Mais cela n'empêche pas d'avoir un beau récit, bien écrit, bien ficelé, qui nous touche, qu'on admire ou qu'on déteste les personnages décrits dans ces textes.

Une lecture surprenante et touchante.

samedi 18 juin 2016

La Septième Vague

 Auteur : Daniel Glattauer
 Edition : Le livre de Poche
 Parution : 2012
 Nombre de pages : 280 





Résumé :

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !

Mon avis :

Je suis trop heureuse d'avoir trouvé la suite par hasard lorsqu'un petit vendredi de pluie et de grève des transports, je me suis retrouvée dans une bouquinerie avec deux amies. Je l'ai lu le soir même et OH JOIE.

Nous retrouvons nos amis Léo et Emmi du premier tome Quand souffle le vent du Nord, ce roman épistolaire que j'ai beaucoup aimé. Léo est revenu de Boston, et décide de réactiver sa boîte mail, et que découvre-t-il ? Un mail de sa correspondante un peu spéciale, Emmi. Hélas, Léo a rencontré une femme qu'il aime, aux États-Unis, et ne compte pas vraiment tenter une expérience avec Emmi, malgré tout l'amour qu'il lui porte. Et je n'en dirais pas plus, parce que ça raconterait tout ce deuxième tome.

En bref, l'auteur a gardé son écriture qui m'a séduite, et ces personnages restent très attachants. J'ai encore souri, et ri à mon insu lors de ma petite nuit blanche (j'ai d'ailleurs dû gêner mon chéri dans ces moments là...). Daniel Glattauer a su sortir un peu des règles que les deux personnages se sont instaurés dans le premier tome, nous donnant un bon gros suspens pendant certains chapitres.

Je pense que cette lecture est parfaite lorsqu'on a besoin d'un roman feel-good. Il se mange cru, sans assaisonnement, façon guimauve !

J'ai encore une fois, adoré ma lecture.

dimanche 29 mai 2016

Multiversum

Auteur : Leonardo Patrignani
Edition : Gallimard
Parution : 2014
Nombre de pages : 401 pages





Résumé :

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans. Un lien subtil les unit depuis toujours : un dialogue télépathique qui surgit sans prévenir, dans un état d'inconscience. Jusqu'au moment où les adolescents décident de se rencontrer pour la première fois. Mais le jour de leur rendez-vous, ils sont là tous les deux au même endroit, cependant ils ne peuvent se voir... Ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ses multiples dimensions. Une vérité qui bouscule totalement leur existence, détruisant toute certitude sur leur monde. Comment Alex et Jenny pourront-ils se retrouver pour vivre leur amour ? Alors même que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre...

Mon avis :

La couverture est magnifique ! Tous les tomes ont une illustration qui me cloue sur place ! L'illustrateur est d'un génie ! J'ai voulu les lire à cause de ces images. Oui, "à cause". Parce que ce premier tome n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais.

Le premier chapitre commence avec Alex un lycéen et capitaine de l'équipe de football s'évanouissant sur son terrain de football. A ce moment-là, il discute par la pensée avec une fille, il lui demande où elle habite et lui dit qu'il va aller la rejoindre. Jenny lui apprend donc qu'elle habite en Australie, et le jeune garçon va tout faire pour la rencontrer.

Jusque là, tout va bien, l'histoire de base me paraît simple : il va en Australie, l'attends à l'endroit prévu, où, bien évidemment, elle n'est pas là, alors qu'elle attends également au point de rendez-vous. Classique Science-fiction : Jenny vit dans une réalité parallèle, et Alex ne comprends pas tout. Son ami, Marco, tente de lui expliquer ce que cela signifie, comment c'est possible, nous avons des explications scientifiques assez vagues du sujet, et un Alex qui ne comprend rien et qui le prend pour un fou. (Notons que le gars entend des voix, et qu'il prend Marco pour un fou. C'est pas très crédible.)

A mes yeux, l'histoire est bancale, on ne comprends pas DU TOUT où l'auteur veut en venir avec son histoire de Memoria (titre du tome 2 haha ! ), ni comment certains phénomènes se produisent. Alex voyage entre les dimensions, et on ne sait pas comment il fait. Jenny fait de même d'ailleurs. On ne comprends pas vraiment pourquoi il se passe ce qu'il se passe (je ne raconte rien, sinon ce serait dommage pour toi, lecteur), mais je n'ai pas trouvé ça très logique... Les personnages n'ont aucun charisme, aucune profondeur, et ne sont pas très futés. Je crois aussi que la traduction fait que les conversations sont un peu plates et niaises, mais la profondeur des personnages, je pense que c'est d'origine.

Bref, à mes yeux, ce roman est une déception, je ne lierai pas la suite. Je me suis faite bernée par les couvertures sublimes.

lundi 23 mai 2016

Quand souffle le vent du Nord

Auteur : Daniel Glattauer
Édition : Le livre de poche
Parution : 2010
Nombre de pages : 348

 Résumé :  

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

Mon avis :

J'ai commencé ce roman épistolaire parce que j'avais envie de changer de style. Et je n'ai pas été déçue.
 
Le roman commence par des erreurs que fait Emmi, elle harcèle la boîte mail de de Léo Leike, en pensant qu'elle envoie un courriel à son magazine Like. Mais se trompant à chaque fois, elle commence à agacer l'homme, qui lui répondra en retour.

Leur relation part de rien, ils discutent de tout et de rien, sauf de leur vie privée. Ils flirtent tout au long du roman, tentent de se rencontrer... Parce qu'évidement,  ils vivent dans la même ville, ce qui paraît un peu gros à mes yeux, mais bon.

Je suis une grande curieuse de la vie, et j'adore relire mes anciens mails ou messages sur des messageries instantanées. Le fait de lire ce roman m'a fait beaucoup de bien. J'avais l'impression de les espionner, alors qu'ils faisaient que parler, que flirter,... Et ils m'ont fait tellement rire ! Aux éclats. Leur comportement était enfantin, mais leurs paroles étaient très matures, ils se cherchaient, se séparaient... Bref, j'ai adoré ma lecture ! Je pense pouvoir dire que c'est un coup de cœur. Apparemment, il y a un deuxième tome, ce qui me met en joie ! Je vais me le procurer au plus vite ! Je veux savoir ce qu'il se passe.

Oui, ma chronique est très courte, mais le roman est très court lui-même. 348 pages de dialogue, de cris, de pleurs, d'ivresses, je ne vois pas vraiment ce que je peux écrire de plus sans vous raconter tout ce qui se passe... Mais bref, si vous êtes curieux comme moi, ça va vous plaire !

Un coup de cœur.

jeudi 19 mai 2016

Outlander ~ Le Chardon et le Tartan

Auteur : Diane Gabaldon
Edition : J'ai lu
Parution : (cette édition) 2015
Nombre de pages : 859 pages


Résumé : 

Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain...

Mon avis :

Pourquoi avoir commencé ce livre ? J'adore les romans historiques, et beaucoup de monde m'a vanté les mérites de celui-ci. Ayant vu le premier épisode de la série l'an dernier et étant intriguée par l'histoire, je me suis dit que ce serait une bonne idée de lire ce roman avant de regarder la série. Malheureusement, j'ai traîné, et la série a déjà sortie la saison 2 ! Il était temps que je fasse quelque chose ! J'ai acheté ce tome il y a peu de temps, et je l'ai entamé peu avant du week-end à 1000, et... J'ai pas décroché.
Le roman commence avec un couple qui est réuni après 5 ans de séparation, soit le temps qu'a duré la guerre. Ils vont en Ecosse afin de prendre des vacances, se retrouver, se rencontrer à nouveau. Le passage avec Frank était passionnant. J'ai adoré ce personnage, qui était curieux de tout, il aimait son métier, et surtout, les arbres généalogiques ! On voyait que parfois, Claire ne voulait plus en entendre parler tellement il s'entêter à discuter de ça tout le temps. J'ai trouvé ça plutôt drôle ! Mais ça n'a pas duré longtemps, car dès la page 71, elle "tombe" 200 ans en arrière. Cette première partie a été très rapide, mais au moins, nous n'avons pas vraiment le temps de regretter son mari puisque nous n'avons pas le temps de s'y accrocher plus que ça.

Une fois en 1700 et quelques, tout va très vite. Elle se fait agresser, embarquer par des Highlanders, on la soupçonne de pleins de choses, elle enchaîne les corvées, panse des plaies... J'ai trouvé ça vraiment bien ! Je n'ai pas trouvé ça long, au contraire, c'était bien rythmé, on ne s'attarde pas vraiment sur la découverte du 18ème siècle, on n'a pas le temps, il faut qu'elle s'adapte, qu'elle soit irréprochablement une femme originaire de ce siècle... 

James McTavish (attention, je ne spoile pas.). Ce personnage est attachant, bien que parfois détestable. Mais alors, qu'est-ce qu'il s'en prends dans la tronche ! Je crois qu'il n'y a pas une journée où il est entier. Des plaies par si, des infections par là, une épaule démise de l'autre côté... Et la Terre entière est contre lui. Le pauvre, j'aimerai vraiment pas être à sa place !

L'ambiance du 18ème est, à mon sens, bien retranscrit, j'ai apprécié voir des événements qui tenaient la route, des repas, et concoctions de l'époque... L'auteur a fait un véritable travail de recherches avant d'écrire quoi que ce soit, et je lui tire mon chapeau. 

Un roman bien écrit, une histoire passionnante, des combats à l'épée, des personnages attachants... Un très bon roman ! 

Un coup de cœur. 

lundi 16 mai 2016

Get Backers

Scénariste : Yûya Aoki
Dessins : Rando Ayamine
Edition : Pika
Première parution du manga : 2003


Résumé du manga (pas du tome 1) :

 Telle est la devise de Mido Ban et Amano Ginji les Get backers. Ces deux jeunes garçons de 18 ans, possèdent chacun un pouvoir bien particulier, Ban a son jagan (oeil maléfique) qui lui permet de provoquer des illusions chez tous ceux qui croisent son regard, quand à Ginji, il possède le pouvoir de produire de l’électricité grâce aux cellules de son corps.

Mon avis :

J'avais déjà lu Get Backers quand j'étais au collège vu que j'avais les 12 premiers tomes (sur 39). Mais récemment, j'ai acheté la suite (jusqu'au tome 28) et dans le cadre du Week-end à 1000, j'ai dû tricher un peu et lire des mangas afin de rattraper mon retard ! J'ai donc lu les quatre premiers tomes de la série. Je lierai sûrement la suite cette semaine.

Le manga a toujours été comique, les personnages sont drôles, font des blagues tout le temps, se cherchent à longueur de journées, se battent, bref, ils donnent envie d'être auprès d'un bon pote pour faire pleins de bêtises ! Ils ne connaissent pas la valeur de l'argent, font n'importe quoi dès qu'il gagne un peu de sous, bref, ils sont irresponsables, et se retrouvent toujours dans des situations loufoques ! J'aime cet esprit décalé du monde réel.

Les personnages ont des espèces de pouvoirs. Midô Ban par exemple, possède le Jagan, des yeux qui peuvent donner des illusions aux gens qui les regardent, et ce, pendant une minute pile. Ban peut le faire voir des rêves doux et paisibles, comme le pire des cauchemars. Amano Ginji, lui, est comme une anguille électrique. Ses cellules produisent de l'électricité qu'il peut utiliser à l'extérieur de son corps. Il peut produire plus de 100 000 volts, ce qui peut être fatal pour son adversaire.

Le manga peut être drôle, comme il peut être gore. Les héros se battent, et ne font pas semblant : on voit souvent des mâchoires désossés, des joues arrachées... Et certains ennemis sont de vraies tueurs professionnels, qui prennent plaisir à découper en morceaux les gens gênants... Cela peut en traumatiser plus d'un ! 

Pour le moment, ces quatre premiers tomes mettent en place l'univers. Je sais ce qu'il se passe ensuite parce que je l'ai déjà lu, et l'histoire ne va pas tarder à devenir sérieuse, et plus profonde. Je sais par avance que les personnages ont un passé assez sombre, et ils vont bientôt s'y confronter à nouveau...

Personnellement, j'adore cette saga. Il me tarde de la continuer !